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Store e cigarette usa com: electronic cigarette with most smoke electronic cigarette cartridges ebay electronic cigarette stores columbia scOFDT : (scroll down for English)Selon ces données de l'OFDT, les ventes de cigarettes reculent de 7,9 % en mars 2014 par rapport à mars 2013.La chute amorcée en 2013 semble se confirmer et s'accentuer.Le cumul janvier-mars 2014 représente une baisse de 8,9% par rapport à la même période en 2013.Il en va de même pour le tabac à rouler, qui baisse 8,0% en mars 2014 ( -7,5% sur le cumul janvier-mars).Les ventes de traitements pour l’arrêt du tabac continuent de chuter, de 42,8% en mars, -32,4% pour le cumul janvier-mars, les patchs étant les plus touchés (-56,5%), et les consultations en tabacologie ont accueilli moins de nouveaux patients, et le nombre d’appels à Tabac info service stagne.Afin d’éclairer ces évolutions, l'OFDT rappelle les résultats de l’enquête sur la cigarette électronique, publiés en février 2014.
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According to these OFDT data, cigarette sales felt by 7.9% in March 2014 compared to March 2013.The trends observed in 2013 seem to be confirmed and accentuated.The cumulative data for January-March 2014 represent a decrease of 8.9%.A similar trend is observed for roll-your-own tobacco, which decreased by 8.0% in March (-7.5% for January-March), compared to last year.
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Voir les commentaires [Haut] Voici un reportage de Radio Canada sur le vaporisateur de nicotine avec l'accent si chantant de nos cousins d'Amérique ;-)Les vapeurs reconnaitrons sans doute un reviewer qu'ils connaissent bien.Il faut souligner le courage des médecins, tabacologues, et infirmières comme Martin Juneau ou Martine Robert, et même le représentant canadien de Droit des non fumeurs, François Damphousse, qui osent parler ouvertement du bénéfice du VP dans un pays où l'on n'a pas le droit d'acheter des liquides nicotinés... quoique...regardez le reportage.Voir les commentaires [Haut] An English translation of this Expert opinion (Adaptations of smoking cessation practice in the context of electronic cigarettes ?).PARIS, 30 avril 2014 (APM) - Dix experts, réunis à l'initiative de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), ont formulé 45 constats et recommandations pour guider les professionnels de santé sur la conduite à tenir concernant le recours à la cigarette électronique notamment dans l'arrêt du tabac.

"Il existe depuis plusieurs années une autre façon de consommer de la nicotine et elle apparaît comme une bonne solution provisoire pour arrêter les produits du tabac", a commenté mardi auprès de l'APM le président de l'OFT, le Pr Bertrand Dautzenberg."L'objectif reste de quitter définitivement le tabac.Mais il est possible avec la cigarette électronique de le faire en douceur, avec plaisir."L'OFT a initié ce travail pour "aboutir à un consensus sur la conduite à tenir par les professionnels de santé" qui sont "parfois en porte-à-faux pour répondre" à leurs patients, faute d'études probantes et d'une bonne connaissance personnelle de ce produit.Cet "avis d'experts" a été essentiellement fondé sur l'écoute des usagers et de leurs pratiques."Nous nous sommes également reposés sur les données de l''evidence-based medecine' mais les publications restent limitées et les enquêtes sont souvent biaisées", fait observer le Pr Dautzenberg.Le fondement de ces recommandations repose dans le premier constat de cet avis: "Avec 73.000 décès annuels, le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France en 2014.

Tout ce qui le fait régresser est bénéfique à la santé publique"."L'objectif est d'aider un plus grand nombre de fumeurs à quitter le tabac en permettant aux différentes méthodes de s'allier", souligne le pneumologue.Et du tabac sous toutes ses formes, a-t-il ajouté, interrogé par l'APM sur le "vaporisateur" de tabac lancé en France il y a une dizaine de jours par Japan Tobacco.Les experts distinguent cinq principales situations et proposent pour chacune une stratégie thérapeutique.D'abord, pour le fumeur qui envisage d'arrêter au moyen de l'e-cigarette, ils proposent d'"exposer et proposer les méthodes médicales efficaces, tout en restant ouvert à la demande du fumeur d'utiliser la cigarette électronique".Pour le "vapoteur" qui garde quelques cigarettes, il faut "l'aider à éliminer les dernières cigarettes" et, face au fumeur en sevrage qui n'arrive pas à éliminer les dernières cigarettes, les remplacer par la cigarette électronique pour faciliter "l'arrêt total peut être une option".

Un "vapoteur" exclusif, qui se pose ou non la question de l'arrêt, peut être aidé par les professionnels de santé dans une démarche de sevrage complet de la nicotine, "dès lors qu'il n'existe plus de risque significatif de retour au tabagisme".Enfin, l'ex-fumeur, l'ex-vapoteur et le non-fumeur ne doivent plus toucher à la cigarette électronique.Pour les experts, les méthodes d'arrêt du tabac validées -les thérapies cognitivo-comportementales, l'entretien motivationnel, les substituts nicotiniques et les médicaments de prescription- restent "la prise en charge de première intention des fumeurs"."Dans l'accompagnement thérapeutique, la cigarette électronique n'est envisageable que chez le fumeur qui ne veut pas ou n'a pas pu arrêter avec les traitements validés ou qui est demandeur de son utilisation, ou qui a déjà commencé à l'utiliser."BIEN CHOISIR SA E-CIGARETTE Les professionnels de santé doivent aussi expliquer aux candidats au "vapotage" dans une démarche d'arrêt du tabac "la nécessité de bien choisir sa cigarette électronique et ses e-liquides pour en optimiser l'usage à chaque étape et augmenter ainsi ses chances de remplacer totalement les cigarettes", par exemple en veillant à bien adapter les doses de nicotine du liquide aux besoins.

Ils abordent également quelques situations particulières (grossesse, chirurgie, malades cardiaques) et rappellent la toxicité de la nicotine, formulant des recommandations concernant les accidents de manipulation de l'e-cigarette et des liquides de recharge.Considérant que la cigarette électronique, même sans nicotine, "pourrait contribuer à renormaliser le tabac dans notre société et favoriser l'initiation, en particulier chez les adolescents", les experts jugent qu'il "justifié que sa vente soit interdite aux mineurs et que sa publicité soit interdite".En revanche, ils n'abordent pas, dans cet avis, l'usage de l'e-cigarette dans les lieux publics, notamment dans les structures de soins publiques ou privées, pour certains patients hospitalisés en psychiatrie ou en centre de soins palliatifs."Un avis sur ce thème serait cependant nécessaire pour éclairer les décisions à prendre".Lors d'une intervention mardi matin aux Amphis de la santé, colloque co-organisé par l'Association des cadres de l'industrie pharmaceutique (Acip), le Quotidien du médecin et l'Essec, le directeur général de la santé (DGS), Benoît Vallet, a estimé qu'il fallait avoir une attitude "homogène" entre la cigarette classique et la cigarette électronique dans les lieux publics, comme le font par exemple les compagnies aériennes.

Une mesure sur l'interdiction de "vapoter" dans les lieux publics pourrait être prise dans le cadre de la stratégie nationale de santé, a-t-il indiqué.L'avis d'expert a été élaboré notamment avec le soutien de Pierre Fabre qui n'y a participé "en aucune façon", indique l'OFT.Le laboratoire commercialise les gammes de substituts nicotiniques Nicopatch* et Nicopass*.Voir les commentaires [Haut] OFDT : Tableau de bord mensuel Tabac (scroll down for English) Selon ces données de l'OFDT, les ventes de cigarettes reculent de 7,6 % en février 2014 par rapport à février 2013.Le cumul janvier-février 2014 représente une baisse de 9,4%.Il en va de même pour le tabac à rouler, qui baisse depuis 4 mois (-3,5 % en février 2014, -7,2% sur le cumul janvier-février).Les ventes de traitements pour l’arrêt du tabac continuent de chuter, de 34,5% en février, -27,8% pour le cumul janvier-février, les patchs étant les plus touchés (-52%), et les consultations en tabacologie ont accueilli moins de nouveaux patients.

Par contre, le niveau d’appels à Tabac info service progresse encore, tout particulièrement ceux gérés par les tabacologues (probablement dû à la campagne média de début d'année).Afin d’éclairer ces évolutions, l'OFDT rappelle les résultats de l’enquête ETINCEL sur la cigarette électronique, publiés en février 2014.According to these OFDT data, cigarette sales felt by 7.6% in February 2014 compared to February 2013.The cumulative data for January-February 2014 represent a decrease of 9.4%.A similar trend is observed for roll-your-own tobacco, which decreased continuously during the last 4 months (-3.5% in February 2014, -7.2% for January-February).Sales of smoking cessation treatments continued to fall, -34.5% in February, -27.8% for January-February, patches being the most affected (-52%).Smoking cessation centers received also fewer new patients.However, the calls to the quitline (Tabac info service) are still rising, especially those managed by smoking cessation specialists (probably due to the media campaign earlier this year).

To inform these developments, the OFDT points to the results of the ETINCEL survey on electronic cigarettes, published in February 2014.Voir les commentaires [Haut] Results of ETINCEL-OFDT survey on electronic cigarettes Prevalence, purchase behaviour, usage, and motivation of e-cigarette users (Original publication in French is available from OFDT website) (Scroll down for a PDF version of this translation) OFDT - Note n°2014-01: results from ETINCEL-OFDT survey (November 2013) Saint-Denis, France, 12/02/2014 Aurélie Lermenier and Christophe Palle Design and follow-up of the survey : Marie-Line Tovar («General Population Surveys» Unit) & Aurélie Lermenier Jacques Le Houezec Presentation of the survey . . The questionnaire consisted of 17 questions (see Annex 1).It addresses the issues of awareness of electronic cigarettes, frequency of use, purchase behaviour of electronic cigarettes and e-liquids or refills, user motivations, etc. Questions about tobacco use were also asked to the respondents in order to know the smoking status (e.g.

current or ex-smoker) of electronic cigarette users and measure the potential impact on smoking prevalence.This paper presents the main results of the ETINCEL-OFDT survey and puts them in perspective with other studies conducted in France.A large majority of French people are aware of electronic cigarettes What is an electronic cigarette?Developed in China in the mid-2000s, the electronic cigarette, also known as the e-cigarette mimics the feeling of a classic tobacco cigarette.There are two types : disposable (looks like a real cigarette) and rechargeable (AC or USB cable ; it then rather looks as a large pen).Rechargeable electronic cigarettes (the majority of the French market) consists of a battery, a clearomiser that contain a resistance and the e-liquid, and a tip that allow to inhale the vapour generated at the clearomiser.By pressing a button, the battery supplies the resistance with power which heats the e-liquid soaked by the wick of the clearomiser and turns it into vapour, which is inhaled by the user.

The e-liquid is made of propylene glycol and/or vegetable glycerin, various flavours (tobacco, mint, apples, etc.), a small proportion of alcohol and/or purified water, and may contain or not nicotine at different concentrations.Already one in five French people used it at least once 3 Rather young experimenters, and tobacco users Electronic cigarette use concerns one in fifteen person in the last month Figure 1 : Proportion of experimenters (blue bars), recent use (red bars), and daily use (green bars) of electronic cigarettes, by age group Unlike experimental use, more common in men, there was no gender difference in recent (and daily) use of electronic cigarettes.Apart from the lower proportion of retired people among users in the last month (3.1%), given their age, there was also no significant differences according to their socio-economic category.However, as for experimental use, use in the last month was higher in the West of the country (9.3%), and lower in the North (1.6%), possibly due to an easier access to cheaper tobacco in Belgium and Luxembourg.

All recent users of electronic cigarettes reported current tobacco use, or having used tobacco in their lifetime, but smokers were significantly more likely to use electronic cigarettes than ex-smokers (78% vs.Slightly more than 3% of daily users Figure 2 : Proportion of experimenters, recent users, and daily users of electronic cigarettes in France Experimental use: 18 %, Use in the last month: 6 %, Daily use: 3.3 %, Exclusive use: 1,3% Many daily users of electronic cigarettes are still using tobacco, since two-thirds of them were dual users (tobacco and electronic cigarettes).However, among them, more than six in ten (62%) used "electronic cigarettes most of the time and tobacco sometimes"; a quarter of them responded the opposite.Exclusive electronic cigarette users, i.e those who do not currently use tobacco, represented 1.3% [0.8-1.8] of the surveyed sample, and the vast majority (81%) used them daily.A growing usage since spring 2013 The vast majority (78%) of those who used electronic cigarettes in the last month owned their own electronic cigarette, while 16% used those belonging to other people (the remainder sharing them with one other user: spouse, friend, etc.).

This latter figure may be explained by the desire to test the product and the liquid flavours before making a purchase that represents a certain upfront investment: a minimum spend of 50 Euros for a rechargeable electronic cigarette and a little less than 6 Euros per 10 ml bottle of e-liquid.A lower proportion of vapers aged 15-24 owned their own electronic cigarette (44%), probably because they are often less likely to be regular users, while the proportion rose to 93% among 35-54 years-old.Purchases mainly in speciality shops No matter where they purchased their electronic cigarette, a very large proportion of users used the same supply channel for purchasing refills.This was especially true for tobacconists (91%) but also for speciality shops (88%): although there is no evidence to establish whether this was in the same place, this figure may well suggest that users are attached to the personal relationship with a vendor who can advise them.Finally, the market for disposable electronic cigarettes appears to be very small: only 4% of those who had used electronic cigarettes in the last month used these type of products, which are sold mostly for trial purposes, rather than of loyalty.

Indeed, they are easy to use, similar to conventional cigarettes and allow to try the product at a low cost.It is likely that with the increase in electronic cigarettes use, disposables have experienced a decline in their market share.Figure 3: Distribution of locations where electronic cigarettes are purchased in France Speciality shop 58%, Tobacconist 21%, The Internet 9%, Pharmacies 5%, Other places 8% Primary motivation : giving up completely Conclusion In November 2013, the vast majority of the French population had heard about electronic cigarettes, and between 7.7 to 9.2 million people had tried them, mainly young people and smokers.In the month preceding the survey, 6% of the population were using electronic cigarettes.Between 1.1 and 1.9 million people reported daily use of electronic cigarettes in France: some 67% of tobacco smokers used them mainly to stop or reduce their daily tobacco consumption, and therefore potentially the health risks associated with smoking.

Although 9% of those using electronic cigarettes reported having never or rarely smoked tobacco, all the regular vapers were or had been smokers: electronic cigarettes appear therefore, at least for the moment, to rather be a way out of smoking, rather than a "gateway" into smoking.The exclusive use of electronic cigarettes is fairly limited, but may increase over time, as smokers use these products to reduce their tobacco dependence.The ultimate goal of vapers is focused on complete cessation; with three quarters of regular users having started using electronic cigarettes less than six months before the survey, more time may be needed before effective cessation is confirmed, which at the end of 2013, represents 1% of the French population.Rechargeable electronic cigarettes represent the vast majority of the market (over 95% of those who had vape in the month) and the purchase of the object itself and the refills are made primarily in speciality shops (over 50 %) and tobacconists (over 20 %).

Further surveys are needed to consolidate these findings and their evolution over time.At the beginning of 2014, the increased media attention and the strong momentum of the electronic cigarette market show no sign of slowing: it is therefore likely that the number of users, going from experimentation to daily use, will continue to rise.Questionnaire Survey on behaviour of use and purchase of electronic cigarettes and tobacco Part I : Electronic Cigarette 1- Yes 2- No (if yes to Q1) 1- Yes 2- No (if no to Q2) 1- Yes - Go to Q10 2- No - Go to Q10 (if yes to Q2) 1- Yes 2- No - Go to Q10 (if yes to Q4) 1- Every day 2- Several times a week 3- Once a week 4- Two to three times a month 5- Once a month 6- (Don’t know) Q6 - (if yes to Q4) 1- Within the last 30 days 2- Between 1 and 6 months ago 3- More than 6 months ago, but less than a year ago 4- One year ago or more 5- (Don’t know) (if yes to Q4) ( if yes to Q4) 1- From a shop specialising in electronic cigarettes 2- Online 3- From a tobacconist 4- From a chemist 5- Other (explain) (if yes to Q4) 1- From a shop specialising in electronic cigarettes 2- Online 3- From a tobacconist 4- From a chemist 5- Other (explain) 6- (Not applicable, I use disposable cigarettes) (if yes to Q4) /__/__/ Part II : Tobacco We are now going to ask you some questions on your tobacco consumption (cigarettes, roll your own tobacco, cigars, cigarillos, pipe, shisha/hookah, etc.)

in addition to your use of electronic cigarettes.Q10 - Do you smoke tobacco, even if only occasionally?1- 2- No Q12 Q11 - (if yes to Q10) Interviewer: List responses 1- Every day 2- Several times per week 3- Once per week 4- Two to three times in the month 5- Only once in the month 6- (Don’t know) (if no to Q10) (if yes to Q12 and yes to Q4) 1- Yes - Go to Q17 2- No - Go to Q17 (if yes to Q10) 1- From a tobacconist in France 2- From a tobacconist in a country bordering France (Spain, Andorra, Monaco, Italy, Switzerland, Germany, Luxembourg, Belgium) 3- From a tobacconist in another country 4- From duty-free 5- Online 6- On the street 7- Other 8- (Don’t know) Part III : Tobacco and electronic cigarette (if yes to Q4 and yes to Q10) 1- Electronic cigarettes most of the time and tobacco sometimes 2- Electronic cigarettes as often as tobacco 3- Tobacco most of the time and electronic cigarettes sometimes 4- (Other) (if yes to Q4 and yes to Q10) main reason 1- Stop smoking and vaping completely (tobacco and electronic cigarettes) 2- Reduce my tobacco consumption without stopping smoking tobacco 3- Reduce my tobacco consumption without stopping using electronic cigarettes 4- Substitute electronic cigarettes for tobacco 5- Reduce my spending on tobacco/save money 6- Be able to vape wherever I like (in the office, at home, etc.)

7- Reduce tobacco-related issues (bad breath, yellow teeth, smell of stale smoke, etc.)8- the risk of harming my health without stopping smoking tobacco/they are less dangerous for my health 9- No longer be addicted to nicotine/gradually reduce my nicotine dependence using e-cigarettes 10- Other (explain) 11- (Don’t know) Annex 2.Regulation At National level Current French legislation does not consider electronic cigarettes to be a tobacco products, since they do not contain tobacco and do not involve combustion.For this reason, they are not strictly speaking subject to tobacco product regulations, although they are tending towards it.An amendment prohibiting sale to minors was therefore included in the consumer bill (agreement having been reached on this point, this prohibition is set to become law in 2014) and the Ministry of Health wants to ban their use in public places and bars, restaurants etc., despite the fact that no legislative framework has yet been agreed (the Ministry having referred the matter to the Conseil d’État, which has yet to rule).

For the moment, only an organisation’s internal regulations can limit their use (as is already the case for some public transport systems, such as RATP, SNCF, Air France, etc.)and the Saint-Lô city council is the only authority to date to have banned use of electronic cigarettes (by administrative order) inside local authority buildings.Advertising electronic cigarettes is not specifically prohibited, but may fall within the ambit of France’s “Évin” law, which prohibits “any direct or indirect advertising or promotion of tobacco or tobacco products”.Indeed, the hand to mouth behaviour, the vapour released, the possible presence of nicotine, etc. are all so similar to a real cigarette that it is considered that they could possibly encourage smoking.It is this point of law, and more generally, the infringement of the monopoly on tobacco sales that have prompted a French tobacconist to take action for “unfair and illegal competition” against an electronic cigarette retailer located in the vicinity of his business.

In December 2013, the Commercial Court of Toulouse found in his favour, relying on Article L.3511-1 of the Code de la Santé Publique [French Public Health Code], which defines tobacco products as “products designed to be smoked […] whether or not they contain tobacco, with the sole exclusion of products designed for medicinal purposes”.The electronic cigarette retailer has appealed this decision, which, if confirmed, could set a precedent and result in the closure of speciality shops in favour of reinstating the tobacconists’ monopoly.http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/6badbfed8724d925b6fafc331da6becc.pdf At European and international levels Discussions to provide a framework for electronic cigarettes at European level fall within the scope of the review of the Tobacco Products Directive 2001/37/EC, which regulates the manufacture, presentation and sale of these products.In December 2012, the European Commission submitted to the European Council and the European Parliament a proposal for a Directive, which was the subject of numerous debates between the various parties involved throughout 2013.

Originally planned for September, the proposal to strengthen legislation on tobacco products was examined by the European Parliament in October 2013 (increase in the size of health warnings, prohibition on flavoured cigarettes (except for menthol, for which an extension is granted), list of authorised additives, etc.).The decision to classify electronic cigarettes as tobacco products or medicinal products having not yet been taken, their status as ordinary consumer goods will therefore be retained.In mid-December, the 28 Member States of the European Union reached agreement on this future “Tobacco Directive” to control tobacco smoking and to better regulate the electronic cigarette market.Consequently, sales of these products to those under 18 years-old will be prohibited, although countries which deem them to be medicinal products may continue to do so (without obliging others, such as France, to do so), the maximum concentration of nicotine will be set at 20 mg/ml (which is a level rarely, if ever, exceeded in points of sale in France) and the European Commission is to submit a report on the health risks associated with using electronic cigarettes within two years.

This agreement is set to be ratified by the European Parliament and at a plenary meeting of the Member States in February/March 2014, before being definitively adopted.After this, each country will have two years to transpose the Directive into domestic law, which means it will not be in force before 2016.At international level, the World Health Organisation advises against using electronic cigarettes, as long as there is no scientific evidence that they are safe.Only a few countries have imposed a total ban on this product, among them, Brazil, Argentina and Singapore; in others, such as Switzerland and Canada, only zero-nicotine electronic cigarettes can be marketed.Download PDF version of this translation here Voir les commentaires [Haut] Une enquête mensuelle est réalisée en Angleterre () sur l'arrêt du tabac.Depuis 2011 des données concernant l'utilisation de l'e-cigarette sont aussi collectées.me on peut le voir sur le graphique ci-dessous, l'utilisation croît toujours, mais à un rythme moins soutenu depuis un an.

Le graphique ci-dessous montre qu'elle est surtout utilisée par les petits fumeurs de 2 à 5 cigarettes/jour (sans doute des utilisateurs mixtes, qui n'ont peut-être pas encore réussi à arrêter) et les ex-fumeurs (sans doute ceux qui ont réussi à arrêter avec).Chez les fumeurs qui utilisent d'autres sources de nicotine pour réduire leur consommation ou pour s'abstenir de fumer temporairement lorsqu'ils ne peuvent pas fumer (au travail, en voyage...), on observe que l'utilisation des substituts nicotiniques a diminué et est maintenant dépassé par l'e-cigarette.On observe à peu près le même phénomène chez les ex-fumeurs, mais l'utilisation de l'e-cigarette a diminué depuis un an (peut-être un arrêt de l'e-cigarette qui a été utilisée pour arrêter toute consommation de nicotine).Il est clair que chez les fumeurs, l'e-cigarette est devenu le moyen préféré pour tenter d'arrêter de fumer, même si là aussi on observe une légère stagnation depuis un an.Cependant, depuis un an, le déclin de la prévalence du tabagisme semble s'accélérer légèrement.

Ceci est un point important, car il montre bien une diminution de la prévalence tabagique, qui laisse supposer que la e-cigarette n'est pas seulement utilisée pour réduire sa consommation, mais pour arrêter de fumer.Ce qui semble confirmé par le graphique ci-dessous, où l'on voit clairement une augmentation des arrêts réussis depuis 2011.Il est clair aussi ci-dessous, que l'utilisation par les non-fumeurs est négligeable.Tout comme en France (), les ventes de tabac diminuent depuis 2012.Les ventes de substituts nicotiniques diminuent aussi, mais moins qu'en France (il faut souligner qu'ils sont remboursés par le système de santé anglais).Les conclusions :il semble que l'augmentation de l'utilisation de l'e-cigarette se stabilisela baisse de l'utilisation des traitements est moins prononcée qu'en Franceil est clair que l'utilisation de l'e-cigarette ne diminue pas les tentatives d'arrêt du tabac, ni la baisse de la prévalence tabagiquel'utilisation de l'e-cigarette par les non-fumeurs est très rarela disponibilité de l'e-cigarette ne semble pas contrarier les mesures de contrôle du tabac, mais au contraire participer à la baisse de la prévalence tabagique, en facilitant l'arrêt du tabac Voir les commentaires [Haut] Mise à jour 26 mars: on continue dans la diffamation et la désinformation...

Hier, 24 mars, Marc Schindler publiait un article dans Médiapart reprenant un article du NY Time : N'étant pas abonné à Médiapart, il est impossible de répondre à cet article sur leur site.Pourtant ce Monsieur m'a diffamé dans son article, laissant entendre que comme tous les scientifiques qui supportent l'e-cigarette, je devais être financé par cette industrie.Marc Schindler a cependant posté son article sur où il est possible de répondre, ce que j'ai fait:Jacques Le Houezec dit : 25 mars 2014 à 13:50Cher Monsieur, N’ayant pu laisser un message sur votre publication de Médiapart, c’est ici que je vous répondrais.Nous assistons depuis quelques temps à une désinformation totale sur l’e-cigarette.Les journalistes, ou la plupart d’entre eux, reprennent sans analyse les dépêches de l’AFP ou des articles comme celui que vous avez mis en avant.Avez-vous enquêté, êtes-vous allé dans une boutique vendant des e-cigarettes en France?Je ne le pense pas.Vous auriez un tout autre discours.

La dernière étude californienne, qui a fait grand battage hier, est de la science de rebuts.La communauté du contrôle du tabac monte des études bidons et s’en sert médiatiquement pour diaboliser l’e-cigarette./?p=2073 traduit ici http://www.ma-cigarette.fr/groupe-de-recherche-ouvre-a-nouveau-le-geyser-de-boue-sur-la-cigarette-electronique/).Quant à l’article du NY Times que vous reprenez, ce n’est qu’une série de déclarations à charge, sans aucun fondement.J’ai honte pour le toxicologue qui ne connaît même pas la toxicité de la nicotine.Celle-ci a été surévaluée depuis plus de 150 ans, mais un article récent de Bernd Mayer a remis les choses dans le contexte./infozone/Dr-Jacques-Le-Houezec ou ici en français ).Vous reprenez les données des centres anti-poison, avez-vous consulté les intoxications par la cigarette de tabac, ou par les produits ménagers?/pdfs/annual_reports/2012_NPDS_Annual_Report.pdf Comparez les chiffres !Ce qui ne doit pas empêcher les utilisateurs de mettre hors de portée des enfants leurs produits, comme ils doivent le faire je l’espère avec les produits ménagers dangereux.

Enfin, je voudrais souligner la diffamation dont vous faites preuve me concernant.Tout d’abord, merci, mais je ne suis pas professeur.Je suis docteur en science et travailleur indépendant, Consultant en santé publique et dépendance au tabac.Je travaille depuis 30 ans sur la nicotine (j’ai été formé d’ailleurs à San Francisco dans le laboratoire du professeur Neal Benowitz).Je suis consultant pour le secteur public (je rédige par exemple la Lettre de la SFT pour les tabacologues avec une subvention de la DGS), mais aussi privé, pour des laboratoires fabricant des substituts nicotiniques ou des médicaments d’aide à l’arrêt du tabac.Je n’ai jamais travaillé ni pour l’industrie du tabac, ni pour celle de l’e-cigarette (j’ai failli accepter un contrat de NJOY, cité dans ma présentation de Londres, mais en fait je l’ai décliné car je n’était pas en phase avec ce fabricant américain).Je vous demanderai donc de corriger votre article, car en le lisant on pourrait croire le contraire.

Je vous conseille aussi de bien lire les déclarations d’intérêts des professeurs Farsalinos et Polosa, vous réviserez j’en suis sûr votre jugement hâtif.Pour terminer, vous me citez dans votre article, pourtant vous ne m’avez jamais contacté.Je ne sais même pas d’où sort cette citation, il aurait été convenable de mettre un lien, puisque vous l’avez repris sans doute d’une de mes interventions.Merci de m’avoir permis, en publiant ici votre article, d’y répondre, car j’étais très frustré et en colère hier soir en le découvrant sans avoir la possibilité d’y répondre.Je suis à votre disposition pour de plus amples informations si vous le désirez.Bien cordialement, Jacques Le HouezecCe soir il m'a répondu par courriel ceci:Cher Monsieur,Je vous remercie d'avoir pris la peine de répondre à ma chronique sur mon blog du Monde.Je précise que je n'ai aucune compétence scientifique, je suis un journaliste suisse retraité, qui s'intéresse à l'actualité.

Je suis un ancien fumeur, qui a cessé de fumer il y près de 50 ans et je n'ai jamais vapoté.Contrairement à ce que vous laissez entendre, je ne participe pas à une campagne contre l'e-cigarette.Je n'ai jamais enquêté dans une boutique vendant des e-cigarettes en France.Je ne mets évidemment pas en cause vos compétences et votre expertise reconnue dans la lutte contre la tabagisme.Je vous donne acte de votre indépendance par rapport à l'industrie du tabac.Mais je m'étonne néanmoins de votre engagement militant en faveur de l'e-cigarette et de votre dénigrement systématique de toute opinion contraire, notamment à l'égard de l'OMS et de la FDA.Vos attaques répétées contre la presse et notamment le New York Times me semblent faire partie d'une campagne délibérée de certains scientifiques pour faire accepter par les pouvoirs publics la libéralisation de l'e-cigarette, sources d'énormes profits.Je relève aussi que la SNRT dont vous faites partie reconnaît, dans son rapport 2013, que moins de 10% de ses revenus proviennent de l'industrie pharmaceutique.

D'autre part, Pfizer et GlaxcoSmithKline financent généreusement les conférences de l'organisation.Vous reconnaîtrez certainement que ces financements ne sont pas les meilleurs garants de votre indépendance en tant que chercheur en santé publique.Je n'espère pas vous avoir convaincu, mais je ne souhaite pas poursuivre avec vous ou avec quiconque une polémique sur les vertus ou les dangers de la cigarette électronique.Veuillez croire, cher Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.Marc SchindlerPuisque ce Monsieur refuse de continuer la discussion, j'ai choisi de lui répondre publiquement ici.Je suis aussi un ancien fumeur, depuis 30 ans.Et je trouve fort de café que ce soit vous qui me taxiez d'une campagne délibérée, alors que je ne fais que défendre un produit qui pourrait bien délivrer l'humanité du fléau du tabagisme, ce que toutes les tentatives antérieures, tant pharmaceutiques, que politiques ont échoué de faire.Il est étonnant de voir à quel point certains journalistes, et je ne parle pas des politiques comme on a pu le voir récemment avec la Directive tabac, s'acharnent à tuer dans l’œuf un produit qui révolutionne l'arrêt du tabac.

Simplement parce qu'il procure du plaisir au fumeur, et que c'est pour cette raison qu'il est efficace.Comme s'il était normal d'arrêter dans la douleur (ne serait-ce pas des relents judéo-chrétiens?).C'est le fameux "quit or die" que l'on a rabâché aux fumeurs depuis plusieurs décennies.Si j'attaque l'OMS et la communauté de contrôle du tabac, c'est tout simplement parce qu'elle a oublié le fumeur, oublié de lui venir en aide.Elle n'a plus comme leitmotiv que la destruction de l'industrie du tabac, même pas du tabagisme, non, juste l'industrie du tabac, afin de lui faire payer ses crimes.Elle est ainsi coupable d'avoir interdit en Europe la vente du produit du tabac le moins dangereux qui soit, le snus suédois, qui aurait pu sauver des millions de vies, tout comme il l'a fait dans les Pays scandinaves.Vous attaquez aussi la SRNT, dont je suis un simple membre, sous prétexte que l'industrie pharmaceutique la subventionne à hauteur de 10%.Et vous vous en plaignez?Les 90% restants proviennent de fonds publics.

Vous connaissez beaucoup de sociétés savantes qui peuvent se passer totalement du soutien de l'industrie pharmaceutique, ne serait-ce que pour fiancer leurs conférences?La SRNT à ce propos me paraît plutôt exemplaire.Je suis consultant pour l'industrie pharmaceutique et le secteur public sur le domaine de la dépendance au tabac, c'est mon métier, j'en vis.Cet état de fait est connu de tous, je le fais en toute transparence.Et contrairement à ce que vous dites, cela ne devrait en rien affecter ma prise de position sur la e-cigarette (que je préfère appeler vaporisateur personnel pour l'éloigner encore plus du tabac), bien au contraire, puisque je refuse qu'on l'assimile à un médicament, ce qu'elle n'est pas, pas plus qu'elle n'est un produit du tabac.Je pense que si vous aviez pris la peine de m'appeler avant de rédiger votre article, puisque vous m'avez cité sans me le demander, cela vous aurait évité de contribuer à la mauvaise image que la presse a tendance à entretenir par ces polémiques stériles.

Voir les commentaires [Haut] Mise à jour 25 mars, notre lettre publiée dans la Gazette de Montréal March 19, 2014The Honourable Rona AmbroseMinister of Health, House of Commons, Ottawa, Ontario, K1A 0A6Re: Open letter to the Minister of Health on electronic cigarettesDear Minister Ambrose,We as doctors, professors and health advocates strongly urge you to authorize the sale of electronic cigarettes with nicotine on the Canadian market.These devices, which basically heat a propylene glycol or glycerin solution containing nicotine, offer a safer and more acceptable alternative for smokers to appease their addiction compared to regular cigarettes.No doubt, tremendous strides have been made over the years to impose a strict regulatory framework on regular cigarettes.More obviously can be done.Unfortunately, it is wishful thinking that one day we will completely eradicate nicotine use.The vast majority of smokers want to quit.Unfortunately, only 10% of them, when surveyed, are still abstinent after trying to quit in the past year.In such a context, we believe that the time has come for tobacco control to move beyond the usual approaches of education, total nicotine cessation and prevention.

In a landmark report published in 2007, the Royal College of Physicians makes a compelling case why harm reduction should no longer be ignored by health authorities to lower the death and disease caused by tobacco use:“Current conventional preventive measures focus entirely on preventing uptake of smoking and helping smokers to quit smoking.This approach will be ineffective for the millions of smokers who, despite best efforts to persuade and help them to quit, will carry on smoking….Tobacco control policy needs to be radically extended to address the needs of these smokers with implementation of effective harm reduction strategies.Harm reduction in smoking can be achieved by providing smokers with safer sources of nicotine that are acceptable and effective cigarette substitutes.There is a moral and ethical duty to provide these products to addicted smokers.”Electronic cigarettes are such a substitute.First, they cannot even remotely be as toxic as regular cigarettes because there is simply no combustion of tobacco which produces the smoke containing for example the carbon monoxide and the bronchopulmonary irritants which are part of the 7000 chemical substances responsible for causing cardiovascular diseases, chronic obstructive lung diseases and at least 10 different cancers.Although some toxic chemicals are detected in the vapor generated by electronic cigarettes, their concentrations are just a minimal fraction of what is in tobacco smoke.

As with other health interventions, this is not about the absence of risk or a standard of absolute safety, but one of maximum practical reduction in risks and the replacement of products with safer alternatives.Second, sales data show that these products are widely accepted by smokers.In fact, there has never been a product that has generated so much enthusiasm on their part.Such interest is not surprising since electronic cigarettes deliver nicotine much quicker than existing nicotine replacement therapies and provide a similar behavioral experience as smoking.Opponents view the fact that electronic cigarettes are well accepted by consumers as a threat because they fear they will be a gateway to regular smoking.Such a claim has yet to be confirmed since current tobacco consumption trends are still dropping in countries such as France, the UK and the US where electronic cigarettes containing nicotine are sold legally.This is not to say that there are no risks of unintended consequences, but as with other health policy interventions there is a strong preponderance of evidence in favour of the intervention.

The death rates from continued smoking are simply too high to accept a continued nicotine-abstinence policy orientation.Electronic cigarettes need to be appropriately regulated so that good manufacturing practices are followed to protect consumers and that sales to minors are forbidden.However, any excessive regulations which could make it too difficult to communicate about the reduced risks of these products or to access them should be avoided.By making it possible to market electronic cigarettes with a broad range of nicotine levels to provide an effective substitute for smokers, such a decision would save countless lives and millions of dollars in health expenditures.Sincerely,Gaston Ostiguy, MD, MSc, CSPQ, FRCPC, Medical Director, Smoking Cessation Clinic, Montreal Chest Institute, Associate Professor, McGill University Health CentreAndré Castonguay, PhD, Chimiste et toxicologiste du tabac, Professeur retraité, Université LavalJean-François Etter, PhD, Professeur associé, Institut de santé globale, Faculté de médecine, Université de Genève, SuisseLinda L. Huehn, MD, FRCPC, Assistant Professor of Medicine, University of Ottawa,Martin Juneau, MPs, MD, FRCP, Cardiologue, Directeur, Direction de la Prévention, Institut de Cardiologie de Montréal, Professeur Agrégé de Clinique, Faculté de Médecine, Université de MontréalJacques Le Houezec, PhD, Conseil en Santé publique, Dépendance tabagique, Honorary Lecturer, UK Centre for Tobacco Control Studies, University of Nottingham, EnglandPaul Poirier, MD, PhD, FRCPC, FACC, FAHA, Professeur titulaire, Faculté de pharmacie, Université Laval, Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de QuébecRiccardo Polosa, MD, PhD, Full Professor of Internal Medicine, University of Catania, ItalyPhilippe Presles, MD, MBA, Tabacologue et éthicien, Économiste de la santé, Directeur de l'Institut Moncey, FranceMartine Robert, MSc, Infirmière spécialisée en traitement du tabagisme, Institut de cardiologie de MontréalDavid Sweanor, JD, Adjunct Professor, Faculty of Law, University of OttawaFernand Turcotte, MD, MPH, FRCPC, Professeur retraité, Université Laval Voir les commentaires [Haut] Selon le Tableau de bord mensuel Tabac de l'OFDT:"Les ventes de cigarettes et de tabac à rouler reculent de 11 % par rapport au mois de janvier 2013, en lien avec la hausse de prix intervenue à la mi-janvier 2014.

Les ventes de traitements pour l’arrêt du tabac diminuent aussi très nettement (- 20,7 %) ; seules les formes orales (pastilles, gommes à mâcher, etc.)L’activité des consultations de tabacologie est moins forte qu’en janvier 2013 (- 11 % de patients suivis).Au bénéfice d’une campagne de promotion du dispositif Tabac info service, les appels augmentent, particulièrement ceux traités par les tabacologues.Cette édition du Tableau de bord tabac a évolué par rapport aux précédents exercices : le prix du paquet de 20 cigarettes le moins cher a été ajouté ainsi que le graphique des ventes de tabac à rouler, les informations sur les campagnes anti-tabac de l’INPES ne sont plus affichées dans le tableau (mais restent accessibles via les séries longues), et enfin, la dernière page présente les principaux résultats de l’enquête ETINCEL-OFDT sur la cigarette électronique."Jepense que cette tendance va continuer, et clairement montrer dans peu de temps que ce ne sont pas les faibles hausses du prix du tabac (+6% en janvier), ni la politique de contrôle du tabac, qui sont le moteur de cette baisse spectaculaire (-7,6% pour les cigarettes en 2013), mais bien le nombre croissant de vapoteurs en France.

Il serait temps aussi de mesurer les effets sur la santé qui ne tarderont pas à être décelables.Voir les commentaires [Haut] Cette étude (en libre accès ici) a été réalisée par l'équipe du Dr Konstantinos Farsalinos, en comparant l'absorption de nicotine au cours de deux séances de 65 minutes, l'une avec une e-cigarette de première génération à cartomiseur (V2cigs, USA), ressemblant à une cigarette, l'autre avec une e-cigarette de dernière génération, appelée "mod" (EVIC, Joyetech, Chine) munie d'un clearomiseur (EVOD, KangerTech, Chine).Les deux types de e-cigarette ont été utilisées avec le même liquide à 18 mg/ml (Max Blend, Flavourart SRL, Italie).Le cartomiseur de la V2 était rempli avec 1 ml de liquide et rempli de nouveau en cour de séance si besoin, et était muni d'une batterie au Lithium de 250 mAh, remplacée en cours de séance si nécessaire.Le clearomiseur EVOD était rempli de 2 ml de liquide, et le mod EVIC contrôlé électroniquement était muni d'une batterie au Lithium de 2600 mAh et réglé sur une puissance de 9 Watts.

Les participants (n=23) âgés en moyenne de 40 ans, avaient fumé en moyenne 22 ans environ et étaient fortement dépendants (moyenne de 33, 6 cigarettes/jour, score de Fagerström de 7 et score à l'échelle CDS de 53).Ils utilisaient l'e-cigarette depuis 19 mois en moyenne, et 20/23 avaient arrêté de fumer totalement depuis moins d'un mois.Ils ont participé à deux séances en s'abstenant de vaper, de consommer du café ou de l'alcool, pendant au moins 8 heures.Ils devaient alors prendre 10 bouffées d'e-cigarette en 5 minutes (pour comparer avec la consommation d'une cigarette), puis pouvaient vaper comme ils souhaitaient pendant 60 minutes supplémentaires.Avant de commencer à vaper, une mesure de monoxyde de carbone (CO) et un premier échantillon sanguin (pour mesurer la nicotine plasmatique ou nicotinémie) étaient réalisés.Un nouvel échantillon sanguin était ensuite prélevé toutes les 15 minutes, et une dernière mesure de CO était réalisée 10 minutes après la fin de la séance de vape (à 75 minutes).

Les résultats concernant l'absorption de nicotine avec les 2 types de e-cigarette sont présentés ci-dessous.Comme on peut le constater sur le graphique, la e-cigarette de nouvelle génération (mod EVIC + Clearomiseur EVOD) est plus performante que la e-cigarette de première génération (V2).Ceci dès les 5 premières minutes, et par la suite.A 20 minutes, le mod permet une absorption de nicotine 70% plus élevée que la V2, cette différence diminue avec le temps mais reste de près de 50% supérieure à la fin de la séance de vape.De même la mesure du craving, ou de l'envie de fumer, était significativement plus atténuée par le mod que la V2.Elle était respectivement de 72,3 (mod) et 71,1 (V2) (sur un maximum de 100) au début de la séance, de 47,9 et 60,2 après 10 bouffées en 5 minutes, et de 25,3 et 32,0 à la fin de la séance de vape.De même la satisfaction de la vape et le "throat hit" (impact dans la gorge) étaient significativement plus importants avec le mod.Bien évidemment, en l'absence de combustion (la e-cigarette vaporise le liquide, mais ne le brûle pas), la mesure du CO n'a pas montré d'élévation (environ 6 ppm au début et à la fin).

Mais le plus intéressant pour la compréhension de l'efficacité de la vape pour s'abstenir de fumer réside dans la comparaison de l'absorption de nicotine avec la e-cigarette par rapport à la cigarette de tabac.C'est ce qu'ont fait les auteurs de cette étude en comparant des données obtenues dans une autre étude (Vansickel et al.Les résultats sont présentés dans la figure ci-dessous.Au bout de 5 minutes d'utilisation de l'e-cigarette, la nicotinémie obtenue est considérablement moindre qu'avec une cigarette.Elle est près de 3 fois moindre avec le mod et près de 4 fois moindre avec la V2.Il a fallu aux participants vaper 35 minutes avec le mod pour obtenir la même nicotinémie qu'avec la cigarette en 5 minutes, et la e-cigarette de première génération (V2) n'a permis en 35 minute d'atteindre qu'à peine plus de la moitié de la nicotinémie atteinte avec la cigarette en 5 minutes.Selon les calculs des auteurs de cette étude, il aurait fallu utiliser un liquide à 50 mg/ml de nicotine pour obtenir une nicotinémie similaire à la cigarette en 5 minutes.

Ce qui est loin des 20 mg/ml qui viennent d'être introduits comme limite maximale des liquides qui seront autorisés à la vente lorsque la Directive européenne (voir ici Textes Partie 3), votée hier, sera transcrite dans la nouvelle législation prévue pour 2016.Par ailleurs, cette étude démontre clairement que pour obtenir une nicotinémie suffisante à satisfaire le besoin du fumeur, les e-cigarettes de nouvelle génération sont plus performantes que celle de première génération (on peut supposer que les e-cigarettes de seconde génération, de type Ego avec clearomiseur, les plus vendues, se situent entre la première et la seconde génération, donc à peine suffisantes pour les fumeurs les plus dépendants).Il se trouve qu'avec cette nouvelle Directive européenne, le sort de ces e-cigarette de nouvelle génération est plus qu'incertain.Ce qui se traduirait pour les fumeurs les plus dépendants, par un fort risque de retourner vers la cigarette.Par ailleurs, cette étude montre aussi que pour un certain nombre de fumeurs (environ 20 à 30% selon les enquêtes réalisées par Jean-François Etter ou Konstantinos Farsalinos), la limite imposée de 20 mg/ml de nicotine est trop basse, et que là encore cela risque de renvoyer vers la cigarette les fumeurs les plus dépendants.