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L'OMS met en garde contre les dangers de la cigarette électronique L'Organisation mondiale de la santé préconise d'interdire la consommation de cigarette électronique dans les lieux publics fermés et sa vente aux mineurs.Le Monde | 26.08.2014 à 12h43 • Mis à jour le 26.08.2014 à 14h36 Dans un document publié mardi 26 août 2014, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d'interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation pose de « graves menaces » pour les adolescents.Les experts ont également souligné le danger pour les fœtus de l'e-cigarette et se sont prononcés pour une interdiction de leur consommation dans les espaces publics fermés « surtout là où il est interdit de fumer, du moins jusqu'à ce qu'il soit prouvé que la valeur exhalée n'est pas dangereuse pour les personnes alentour ».>> Lire nos explications : 5 raisons de passer du tabac à la cigarette électronique PAS DE LA SIMPLE VAPEUR D'EAU « Les données existantes montrent que l'aérosol produit par les inhalateurs de nicotine », dont les cigarettes électroniques sont le prototype le plus fréquemment utilisé, « n'est pas de la simple “vapeur d'eau” comme le prétendent souvent les stratégies de marketing de ces produits », affirme l'OMS.

D'après les experts, ces preuves sont suffisantes pour mettre en garde les « enfants, adolescents, femmes enceintes et femmes en âge de procréer contre l'utilisation d'inhalateurs électroniques de nicotine parce que l'exposition du fœtus et de l'adolescent à cette substance a des conséquences à long terme sur le développement du cerveau ».MOINS TOXIQUE QUE LES CIGARETTES « L'exposition réduite à des substances toxiques que permet l'utilisation d'inhalateurs électroniques de nicotine bien réglementés par des fumeurs adultes réguliers en remplacement complet des cigarettes a des chances d'être moins toxique pour le fumeur que les cigarettes classiques », reconnaît l'OMS, qui précise : « Toutefois, on ignore actuellement l'importance de la réduction des risques.» L'OMS estime par ailleurs à 466 le nombre de marques de cigarettes électronique qui existaient en 2014.Selon l'organisation, 3 milliards de dollars (environ 2,27 milliards d'euros) ont été dépensés dans le monde pour ces produits au cours de l'année 2013, et les ventes devraient être multipliées par dix-sept d'ici à 2030.

Ces recommandations ont été publiées en vue de la sixième session de la conférence des parties à la convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac qui aura lieu du 13 au 18 octobre à Moscou.Regarder l'infographie L'e-cigarette, comment ça marche Faits divers ▪ Mariage pour tous ▪ Police et justice ▪ Affaire Tarnac ▪ Banlieues ▪ Judaïsme ▪ Enseignement supérieur ▪ Affaire des fadettes ▪ Laïcité ▪ Air cocaïne En Continu«Danger grave», «substance toxique» : dans la controverse autour de la cigarette électronique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) semble avoir choisi son camp.S’appuyant sur diverses études, elle recommande, dans un rapport publié mardi, d’interdire la vente des «inhalateurs électroniques de nicotine» aux mineurs et de prohiber leur usage dans les lieux publics fermés, au motif que «l’utilisation de ces dispositifs présente un danger grave pour l’adolescent et le foetus».Elaboré en prévision de la sixième session de la conférence des parties à la convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac qui aura lieu en octobre, le document précise que «l’exposition du foetus et de l’adolescent à la nicotine a des conséquences à long terme sur le développement du cerveau».

Outre ces recommandations qui relèvent du «principe de précaution», d’après Bertrand Dautzenberg, le président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT), l’OMS ne se risque pas à tirer des conclusions plus vastes et reconnaît la difficulté à se positionner sur ce sujet qui «se situe sur une frontière mouvante entre promesse et menace pour la lutte antitabac».
e cigarette derbyLes experts soulignent ainsi que «les recommandations […] sont susceptibles de changer rapidement».
e cigarette dse901Le problème, c’est qu’«on ne disposera pas de données probantes sur l’association entre l’utilisation des inhalateurs électroniques de nicotine et [les maladies comme le cancer] avant plusieurs années, voire plusieurs décennies», concèdent les spécialistes.
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Quant à l’argument principal des défenseurs du dispositif, qui assurent que la cigarette électronique permet aux fumeurs d’abandonner la cigarette classique, l’OMS n’est pas convaincue.Elle juge qu’«on ne peut ignorer ni accepter l’augmentation rapide de leur utilisation sans chercher à réglementer correctement ces produits afin d’en limiter le plus possible les conséquences pouvant contribuer à l’épidémie de tabagisme».
e cigarette mcortexPour les vapoteurs, le manque de preuves rend difficilement compréhensible la position de l’OMS.
e cigarette set«Ils vont à contre-courant et ne s’appuient que sur des études à charge, alors qu’il y en a autant, si ce n’est plus, qui disent le contraire», regrette Christopher Brunel, le secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la cigarette électronique (Synapce).
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Un biais qui lui pose question : «En face de nous, il ne faut pas oublier qu’il y a des lobbys très puissants, comme celui du tabac et le lobby pharmaceutique.Je m’interroge, même si bien sûr il n’y a aucune preuve.» «Peur».Pour Brice Lepoutre, président de l’Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce), «la communication de l’OMS est presque criminelle : quand ils vont entendre "dangers", les fumeurs de cigarette électronique vont prendre peur et risquent de retourner au tabac classique.» Il poursuit : «Si on s’aperçoit que c’est dangereux demain, je serai le premier à dire "stop, il faut tout arrêter", mais à l’heure actuelle, les études montrent que le consommateur n’est pas en danger.» Christopher Brunel et Brice Lepoutre sont plutôt d’accord avec l’OMS en ce qui concerne les mineurs, mais ils sont opposés à l’interdiction de l’e-cigarette dans les lieux publics et préconisent une réglementation «au cas par cas» selon les endroits.